L’équipe est méritante, elle a fait de bonnes choses, mais elle est très irrégulière. Nous cherchons intensément un renfort offensif. Il ne reste plus beaucoup de temps, il faut faire vite, mais ne pas faire n’importe quoi.
La nécessité de se renforcer, c’est vraiment le thème récurrent…
Nous sommes prêts à prendre des risques au niveau budgétaire sur une opération importante, mais malgré cette volonté-là nous n’avons pas trouvé. Nos possibles efforts financiers, complétés par ceux du club qui laisserait partir tel ou tel joueur, ne sont pas suffisants pour convaincre quelqu’un qui gagne beaucoup plus ailleurs.
Mais pourquoi est-ce si difficile de trouver le renfort adéquat?
Pour un joueur de Ligue 1 française, venir en championnat suisse, qui plus est à Lausanne qui a failli être relégué, ce n’est pas évident. Le salaire d’un bon renfort, je parle d’un footballeur venant de la Ligue 1 française par exemple, doit être de 15 000 à 20 000 francs par mois, ce qui est énorme pour nous. Mais ces joueurs, en France, gagnent entre 300 000 et 400 000 euros par année. Alors après, allez les convaincre de venir.
Les joueurs du LS ont-ils quelque chose à prendre aux athlètes des JO?
L’athlète olympique n’a qu’une chance de réussir, de faire quelque chose. Le footballeur, lui, a l’avantage ou le désavantage de pouvoir corriger une semaine plus tard sa performance ratée d’aujourd’hui, puisqu’une échéance vient effacer ou compenser l’autre. Un footballeur peut théoriquement se reposer sur le fait qu’il est certain de jouer au match suivant. C’est là peut-être que la concurrence plus forte au sein d’un groupe peut avoir un effet positif, amener du dynamisme, parce que les places sont plus chères. Chez nous, cette concurrence manque peut-être actuellement pour que des joueurs fassent encore plus, aillent toujours plus loin dans la volonté. (24 heures)
Créé: 16.08.2012, 15h58
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