Si l'on se fie à la logique, Vettel est le grand favori: «Globalement, je suis plutôt content de la manière dont ça s'est passé ces dernières semaines», a-t-il confié au sujet des essais hivernaux, à Jerez et Barcelone, en Espagne. «L'équipe a fait un super travail et autant Mark (Webber) que moi, nous nous sommes sentis tout de suite à l'aise dans la voiture», a ajouté le jeune caïd de la F1 moderne. La nouvelle RB9 à moteur Renault, conçue par l'ingénieur anglais Adrian Newey, «a été tellement fiable que c'était un plaisir de la piloter», a ajouté Vettel, très impressionné par les performances des Mercedes W04 d'Hamilton et de Nico Rosberg. «J'ai pris le temps de regarder un peu les autres équipes, et Nico a fait une belle dernière journée d'essais. Lui et Lewis seront dangereux dans l'avenir, mais il y a beaucoup d'autres écuries à garder à l'esprit», a conclu l'Allemand, sans vouloir se risquer à un pronostic.
«Je suis mieux préparé, je suis plus fort»
Les champions du monde de Red Bull ont bien caché leur jeu, et même poussé l'intox jusqu'à laisser Vettel terminer avec le 11e chrono de la dernière semaine d'essais catalane. Mais si l'impression se confirme, en Australie puis en Malaisie, que Ferrari a bien travaillé cet hiver, l'optimisme d'Alonso, battu de trois points seulement fin 2012 par Vettel, sera alors justifié. L'Espagnol, double champion du monde, a désormais un titre de retard sur son jeune rival, mais il est toujours le champion du monde de la méthode Coué: «Je suis mieux préparé, je suis plus fort», a averti Alonso, qui a aussi «appris de certaines erreurs commises l'an passé». «Je pense qu'on peut toujours progresser, (...) et je suis prêt à le faire», a ajouté le leader de la Scuderia, toujours convaincu que la saison dernière était «la meilleure» de sa carrière, avec une monoplace nettement moins efficace que les Red Bull et autres McLaren.
Pour perturber le duel attendu entre Vettel et Alonso, le sage Button est dans les starting-blocks. Désormais seul maître à bord du bateau McLaren, avec dix ans d'âge et 190 GP de plus au compteur que son très ambitieux coéquipier, le Mexicain Sergio Pérez (33 ans contre 23), Jenson attend juste de savoir s'il aura la meilleure voiture. Si c'est le cas, il sera lui aussi un sérieux candidat au titre mondial.
0 comments:
Post a Comment