Sebastian Vettel, toujours épaulé par l'Australien Mark Webber, pilote le plus âgé du plateau (37 ans), entame cependant la saison avec quelques questions sur la compétitivité de sa nouvelle Red Bull-Renault RB9. Lors des tests de Jerez et Barcelone, Vettel n'est jamais apparu en haut de la feuille des temps lors des 12 journées d'essais. Certes, comme souvent, certaines écuries n'ont pas dévoilé toutes leurs cartes, et Red Bull se trouve sans doute dans ce cas.
Du travail
«Il est difficile de savoir exactement où nous en sommes», a expliqué Vettel sur le site F1.com. «A mon avis, les chronos établis lors des tests d'avant-saison n'ont pas d'importance. Mais il est clair que nous avons encore beaucoup de travail pour comprendre la voiture, et notamment comment elle se comporte avec les différents types de pneus.»
Melbourne apportera donc une première indication, mais il serait étonnant que Vettel et Webber ne se battent pas pour les premières places. La saison dernière, il ne faut pas oublier que la première moitié du championnat n'avait été facile pour Red Bull. Avec l'aide précieuse de Sébastien Buemi - le Vaudois sera encore pilote de réserve cette année pour Red Bull mais aussi Toro Rosso - sur le simulateur de l'équipe à Milton Keynes, Adrian Newey avait ensuite magistralement redressé la barre en apportant des modifications décisives sur la voiture, ce qui avait permis à Vettel de finir en trombe pour venir décrocher un titre qui avait longtemps semblé promis à Fernando Alonso (Ferrari).
Talent
L'Espagnol, double champion du monde (2005/2006), espère que la Ferrari F138 lui permettra de se situer au niveau des meilleurs, ce qui n'avait pas été toujours le cas l'an passé. Si Alonso a frôlé le titre, il le devait davantage à son talent exceptionnel de pilote et de combattant qu'à sa monoplace. Alonso sera épaulé par Felipe Massa (Br), dont la bonne fin de saison 2012 lui a permis de sauver sa place après un terrible passage à vide.
Un cran derrière Vettel et Alonso, plusieurs outsiders se détachent. On y trouve notamment les McLaren-Mercedes, avec Jenson Button (GB) désormais premier pilote et Sergio Perez (Mex) qui devra montrer plus de constance que lors de sa fin de saison 2012 chez Sauber.
Il y a aussi les Lotus-Renault: Kimi Raikkonen (Fin) a pleinement réussi son retour en F1 l'an passé avec une victoire et une troisième place finale au championnat. Si sa voiture est dans le coup, le champion du monde 2007 peut être un sérieux prétendant. Son coéquipier Romain Grosjean repart avec une certaine pression. Le Franco-Suisse devra absolument éviter les accrochages dans les premiers tours comme en 2012. Son volant est en jeu.
Le pari d'Hamilton
Le gros point d'interrogation concerne Mercedes, où beaucoup de choses ont changé. Exit Michael Schumacher, renvoyé à une retraite dont il n'aurait pas dû sortir (un podium en trois saisons), welcome Lewis Hamilton, qui a coupé le cordon avec McLaren. Le rapide pilote anglais composera avec Nico Rosberg (All) une paire prometteuse et qui pourrait permettre aux Flèches d'argent de se rapprocher des podiums.
Sur la base des tests, Hamilton n'a peut-être pas commis la grosse erreur de choix sportif (car au niveau financier, la question ne se pose pas...) que certains avaient évoqué à l'annonce de son transfert. L'adaptation de la Mercedes W04 aux pneus Pirelli, sa grande faiblesse en 2012, constituera un élément décisif.
Côté règlement, pas de changement majeur. La révolution, ce sera en 2014 lorsque les actuels moteurs huit cyclindres (2,4 litres) seront remplacés par des blocs six cyclindres (1,6 l). Cette modification pourrait redistribuer les cartes dans un an. Elle aura peut-être aussi déjà des effets en 2013, car certaines équipes, si elles ne sont pas dans le coup à mi-saison, seront tentées de tout miser sur le développement du modèle 2014.
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