Federer: «Je dois d'abord m'occuper de mon dos»
Brands a signé son premier break au sixième jeu en trouvant la ligne avec son coup droit à 30-40. Dans la seconde manche, il pouvait cette fois ravir le service du Bâlois au premier jeu. Un jeu dans lequel le septuple Champion de Wimbledon a commis quatre erreurs à la volée. «Quand on est plus ou moins blessé, on fait souvent des bêtises sur le court, avoue-t-il. J'ai joué sans douleur aujourd'hui, mais j'ai attendu mon échauffement avant de me décider de disputer ce match. Au sein de mon entourage, on m'avait plutôt conseillé de renoncer».
Une seule balle de break «jouable»
Classé 153e mondial au début de l'année, Daniel Brands est l'un des joueurs qui a réussi l'une des plus belles progressions en 2013. Son jeu s'appuie essentiellement sur sa force de frappe au service. Face à Federer, contre lequel il s'était incliné huit jours plus tôt à Hambourg, le Bavarois a été presque en état de grâce avec ses 78 % de réussite en première balle et ses 11 aces. Il n'a surtout pas tremblé dans les moments cruciaux de la rencontre. Sur les cinq balles de break qu'il a concédées, il en a joué quatre à la perfection. Sur la cinquième, Roger Federer avait vainement cherché son salut en suivant son retour au filet.
Après s'être procuré une première balle de match à 5-3 que Federer écartait sur son septième ace de la rencontre, Daniel Brands entamait le dernier jeu sur une double-faute. A 0-15, il a eu la chance de son côté avec un let favorable. A 40-30 sur sa troisième balle de match, son premier service trouvait la ligne pour conclure.
La mauvaise tactique
«Pour un joueur qui a mal au dos, Roger a vraiment bien servi, glisse perfidement Heinz Günthardt. Pour moi, il aurait dû davantage jouer en fond de court. C'est l'un des meilleurs joueurs du monde sur la ligne de fond. Mais ce n'est pas l'un des meilleurs joueurs du monde au filet». L'ancien vainqueur de Gstaad (1980) force sans doute le trait, mais son discours ne sonne pas faux. Roger Federer n'a pas vraiment arrêté les bons choix dans ce match piège. Il fallait faire davantage jouer l'adversaire.
Ce détour vers les hauteurs de Gstaad devait le remettre sur le droit chemin. Il l'enfonce dans la crise. La question de sa présence dans deux semaines au Masters 1000 de Montréal se pose. S'il ne peut pas donner sa pleine mesure en raison de ses douleurs dorsales, qu'aurait-il à gagner à jouer ces deux tournois avant l'US Open ?
«Ma présence à Montréal est loin d'être acquise, lâche Roger Federer. Je dois d'abord m'occuper de mon dos. La pire chose qui pourrait m'arriver aujourd'hui, c'est une grave blessure. La douleur est moins vive qu'à Indian Wells. J'ai pris des anti-inflammatoires pour jouer à Hambourg. Mais je crois que la guérison passe par les exercices de consolidation».
L'édition 2013 du Crédit Agricole Suisse Open ne sera donc pas la première depuis dix-huit ans à présenter deux Suisses en quart de finale. Stanislas Wawrinka a désormais la redoutable tâche de sauver la patrie. Le Vaudois affrontera ce vendredi à 17 heures Feliciano Lopez dans une rencontre qui apparaît sur le papier plutôt équilibrée. (si/Newsnet)
Créé: 25.07.2013, 21h16
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