«Ma motivation est au top et je suis en forme»
Le journal ne précise pas quand l'interview a été réalisée, sachant que Federer a perdu samedi en demi-finale à Hambourg face au 115e mondial, Federico Delbonis.
«Ma motivation est au top et je suis en forme (oubliés, les problèmes de dos du printemps à Indian Wells). Si je devais arriver à un point où j'en aurais assez de voyager, où je devais me forcer à m'entraîner et à jouer, je me poserais sérieusement des questions. Mais ce n'est pas le cas pour le moment. Au contraire. Après Wimbledon, je brûle encore plus de jouer», relève l'ex-no 1 mondial, retombé au 5e rang.
Pas de date-limite
A la question de savoir s'il s'est fixé une limite en terme de classement au-delà duquel il arrêterait sa carrière, l'homme aux 17 titres de Grand Chelem apporte cette réponse: «Non. Un classement, en tout cas pas. Lleyton Hewitt est pour moi un bon exemple. Qu'il soit 170e, 20e ou 5e, son classement lui est égal. Il prend simplement plaisir à jouer. Je pense que mon ego ne souffrirait pas si un jour je ne figurais plus dans le top 10. Il arrive un moment où le classement n'est plus si important. Très honnêtement: je ne sais même pas exactement quel est mon classement actuel», assure-t-il. «4e? 5e? 3e? Aujourd'hui, mon classement ne m'importe plus tant que ça. Il ne doit pas dicter ta vie.»
Aucun problème avec les critiques
Plus généralement: «Je n'ai aucun problème avec les critiques. Mais j'attends qu'on soit honnête. La situation n'est pas nouvelle pour moi. En 2009 et 2010 déjà, on disait: 'Il a tout gagné, maintenant il est fini'. Plus il y a de gens qui commentent, plus la probabilité qu'un ou l'autre raconte des bêtises est grande.»
Le corps reste très solide. «J'ai la chance de ne jamais avoir connu de graves blessures ni de devoir me faire opérer», relève encore Federer. Qui aura besoin de beaucoup d'endurance pour faire face à la nouvelle génération de joueurs et à l'évolution du jeu, devenu à la fois plus physique et plus explosif. «Aujourd'hui, nous sommes tous incroyablement forts sur la ligne de fond. Il n'est presque plus possible de réussir des coups gagnants. Mais dans le même temps, notre génération est devenue moins bonne au filet», estime le maître, qui aura 32 ans le 8 août.
«Il me faut d'abord regagner des tournois»
Federer pense-t-il pouvoir redevenir no 1? «Il me faut d'abord regagner des tournois avant de pouvoir y songer», répond-il. «Je dois prioritairement retrouver un bon niveau et jouer avec régularité.» Le Bâlois reconnaît qu'avec les années, «la marge diminue. C'est pourquoi il est important d'aller à la limite, à l'entraînement aussi. Il ne suffit pas d'être à 95 %.»
Pour tenter de se refaire une santé, l'homme qui a tout gagné à part la Coupe Davis disputera le tournoi de Gstaad dès cette semaine, pour la première fois depuis huit ans. C'est là-haut, dans l'Oberland bernois, que sa carrière sur le circuit ATP avait démarré, en 1998...
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